samedi 26 mai 2018

Nou Can Codina, Barcelone


Début d’après-midi et nous voici face a « can Codina » ou « Nou Can Codina », selon que l’on considère qu’il s’agit ou non de la version rénovée de l’ancien et traditionnel établissement. Ouvert en 1931, il eut différents rôles comme par exemple être le lieu de rencontre clandestin de la Fédération anarchiste ibérique durant la guerre civile espagnole et lieu de rencontre pour Lola Flores et son groupe de joyeux flamenco gitan.


Aujourd'hui, c’est toujours la même famille Codina qui sont les propriétaires, avec des grands-parents qui ont laissé l'héritage entre les mains de la nouvelle direction. « Nou Can Codina » est très semblable à l’ancien, avec ses vieilles tables en fer forgé et de marbre, son réfrigérateur en bois, ses chaises de bistrot branlantes et son bar en granit. Sa sélection de tapas traditionnelles, de bières artisanales et de vins de charme attire une clientèle cosmopolite.  L’atmosphère y est très détendue, le lieu sans prétention, on s’y sent tout de suite bien.





Ce qui peut avoir un peu changé c’est le fait d’avoir un peu plus de choix de boissons locales et artisanales et quelques plats moins classiques que les tapas habituels. On s’assied où l’on veut et soit consulte la carte ou tout simplement ce qui est affiché sur les murs, dont les suggestions du jour.


Ce bar de granit et le frigo attenant est probablement l’une des structures les plus belles de ce quartier et même de la ville.  Transformé aussi un peu comme bar à cocktail mais a l’heure ou nous sommes, il s’agit plutôt du repas de midi.



Plats du jours affichés sur une ardoise avec une séries plats catalans comme la tête et pied de porc, les escargots, de la morue avec la ratatouille locale et du pied de porc dans une sauce piquante. Egalement les classiques comme divers types de croquettes.



Cela sera une bière Moritz Epidor et un vermouth, toujours appréciable à tout moment.


Pour commencer, des bomba, plats que l’on sait inventé à Barceloneta. Assez massive, la pommes de terre n’est pas trop réduite en purée, la farce de viande hachée est plaisante et la sauce est légèrement pimentée comme il se doit.


Les croquettes de queue de bœuf et celles aux épinards et fromage de chèvre sont plaisante quoiqu’un peu compactes.


La salade russe un fois de plus est différente des précédente mangées. Tout à fait plaisante avec ici de l’œuf dur.


Un endroit vraiment plein de charme, idéal pour un repas de tapas dans le quartier de Gracia. On y trouvera en fait un peu de tout, aussi bien des classiques que des plats un peu plus exotiques comme un curry. Le choix de bière artisanal existe pour les amateurs, du vin également et des cocktails probablement pour plus tard dans la soirée. Une adresse qui se doit d’être visitée pour les amateurs de lieux populaires chargés d’histoire.

jeudi 24 mai 2018

Dhaba, Barcelone


Je suis vraiment très méfiant en ce qui concerne les tables indiennes et tout n’a jamais été concluant à Barcelone, souvent les saveurs ne sont pas authentiques et trop alignées avec les préférences locales. Ce qui est souvent le cas d’ailleurs en dehors de la Grande-Bretagne. Néanmoins j’avais entendu du bien de « Dhaba » au nord du quartier des Corts. J’étais un peu inquiet de trouver aussi quelque chose d’un peu transformé pour la simple et bonne raison que le restaurant se qualifie de « mediterráneamente Indian », que qui veut tout dire et finalement rien dire ! On pourrait interpréter cela comme une cuisine fusion mais en réalité il ne s’agit pas du tout de cela. En discutant avec le fort sympathique patron, il m’explique que tout d’abord les ingrédients sont la plupart locaux, d’où le côté « méditerranéen » et ensuite, si aujourd’hui il s’agit d’un restaurant au sens classique du terme, il souhaite développer la partie du bar où seraient servis de petits plats indiens comme des tapas. Voila. Arriver ici c’est prendre le métro ou le bus et quelques centaines de mètres plus loin, vous voici au pied d’un immeuble et du restaurant.


Un intérieur pas tout à fait semblable a ce que l’on trouve dans la plupart des restaurants de ce pays-là, car ici le décor est assez moderne avec des murs blancs, du mobilier contemporain et une belle série de photos évidemment de scènes indiennes un peu partout sur les murs. C’est ici d’ailleurs dans l’entrée et son bar que seraient servis ces tapas indiens probablement aux heures de midi. Bar qui le soir est aussi là où l’on peut prendre un verre.




Une petite salle un peu carrée au fond et une rampe d’escalier qui vous amène vers le sous-sol où se trouve une seconde salle plus grande et adaptée probablement à des fêtes ou alors lorsque le premier niveau est complet. Décor assez épuré et ce sera les photos qui vous rappellent que vous vous trouvez dans un restaurant indien, voir quelques objets décoratifs. Pas de kitsch et tant mieux !





Il faut aussi mentionner que le nom de ce restaurant signifie « stands de rues », lieu où en Inde où l’on peut manger à toute heure ; une cuisine donc inspirée de ces divers endroits où l’on se sustente.  Les propriétaires de cet établissement sont indiens mais résident à Barcelone depuis plus d’une vingtaine d’années, connaissent la vraie cuisine indienne et souhaitent donc y apporter une touche personnelle. Ils connaissent aussi la qualité des produits et les techniques particulières telles que le four tandoori en argile dont ils disposent une pièce en cuisine.

N’oubliez pas d’aller jeter un œil au sous-sol pour apprécier la taille et le décor de la seconde salle. Ici une décoration peut-être un peu plus indienne qu’au rez.



De suite nous sont apportés quelques chutneys avec des poppadum. Cela peut paraitre étrange mais je vous garantis que la qualité de quelques sauces vous en dira long sur la suite du repas. C’est infaillible…Est-ce frais ? Est-ce de bocal ? Est-ce savoureux ? Eh bien ce fut un oui sur toute la ligne. Un excellent à base de menthe fraiche, un second beaucoup plus pimenté du sud de l’Inde et un troisième au fruits type mangue. Le poppadum au cumin sont aussi très bons.



La carte est large et devrait contenter tout un chacun. les plats sont clairement expliqués et les composants occasionnant d’éventuelles allergies mis en évidence.  Quelques entrées recommandées par le patron, un kesari tikka qui sont des cubes de poulet épicés et aussi avec du safran, cuit donc dans le four tandoor. La qualité de la volaille est irréprochable, la cuisson a la minute et les saveurs délicates. C’est doré, goûteux, délicieux.


L’autre met et des brochettes de viandes hachées d’agneau, seekh dhaba, elles aussi moelleuses bien parfumées, découpées en tronçons avec un peu de coriandre finement ciselée. On peut ajouter si on le souhaite l’un des chutneys. A ce moment je continue a penser que les saveurs sont ici vraiment authentiques.


Les naans à l’ail ici sont vraiment très bons et de plus agréablement assaisonnés de coriandre fraiche ciselée.


Le Daal Makhani, une association de lentilles noires et d’épices, cuit toute la nuit dans le four tandoor, qui ensuite est enrichi de beurre et de crème. Lorsque c’est parfaitement exécuté comme c’est le cas ici, c’est surement l’un des meilleurs daal qui existe.


Même observation sur le riz qui lui aussi est une manière d’apprécier la dextérité du chef. Tout d’abord sa qualité est exceptionnelle, le grain est long, parfaitement cuit, ne colle pas, pas non plus rendu trop gras ce qui parfois est le cas et ensuite parfumé au curcuma et safran.


En plats principaux, un poulet makhani avec une très onctueuse sauce à base de tomates, des épices et une touche de ghee. Sauce a se damner tellement elle est bonne surtout lorsqu’on l’associe au riz. Pas de goût de réchauffé, tout est d’une fantastique fraicheur.


Un de mes plats préférés avec un agneau sauce vindaloo. Malheureusement, il n’existe que très peu de restaurants indiens en Europe qui le préparent comme il se doit. Le vindaloo est un plat très relevé certes, mais ne ressemble pas du tout aux autres currys du continent indien. Il s’agit d’un plat beaucoup plus subtil que cela, sans tomates ni oignons et qui vient de Goa., comme tout le monde le sait, était une colonie portugaise jusqu’en 1961 avant son rattachement à l’Inde. Le vindaloo est la version goanaise d’un plat portugais appelé « Carne de Vinha de Alhos », qui se traduit par viande au vin et à l’ail. Il s’agit d’une préparation à base d’ail, d’épices, de viande et d’une bonne dose de vinaigre. En ce qui concerne ce dernier, son utilisation est omniprésente dans la cuisine portugaise, et se retrouve également dans les préparations culinaires à Goa. Cet ingrédient permettait aux colons de préserver les aliments beaucoup plus longtemps sous un climat de chaleur extrême. Ici il est parfaitement cuisiné mais en ajoutant un côté poivre noir fraichement moulu assez marqué.


N’oubliez pas les desserts avec entre autres mon préféré, les kulfi, glaces indiennes parfumées et épicées. Comme nous avons sympathisé avec le patron, ce dernier nous en amène deux. Le premier est réalisé à l’extérieur par l’un des meilleurs glaciers de la ville et le second par eux-mêmes. Alors ensuite c’est une question de goût. Celui de chez Delacrem est plus crémeux, plus sucrés mais bien parfumé. Le leur est selon moi plus authentique, un peu plus ferme et le goût des épices plus subtil.


Autre magnifique dessert avec le phirni, sorte de riz au lait à l’indienne, réalisé avec du riz basmati cuit dans le lait et des noix. Pistaches émiettées sur le dessus. Onctueux, crémeux et gourmand.


J’apprécie quelque chose de frais avec un tel repas et cela sera un agréable Cava Brut Nature, Père Abadal.


Eh bien en voila une belle adresse qui respecte la qualité des produits, la fraicheur des ingrédients et des plats servis. D’authentiques saveurs, beaucoup de gourmandise et de générosité dans les plats, un patron fort sympathique qui sait faire plaisir au client. Les amateurs de bonne cuisine indienne familiale seront ravis.

Mes adresses: La Fabrique, Barcelone


Toujours à la découverte de bonnes boulangeries, on observera que certaines d’entre elles qui sont artisanales se trouvent principalement dans le quartier de Poble Sec comme « La Fabrique ». Boulangerie où l’on trouvera pains et pâtisseries réalisé de manière écologique. Pains cuits au feu de bois !


Le propriétaire est français, porte le nom de Yoann Simonte, ce qui peut expliquer le nom de l’établissement. Pas d’endroit pour consommer, simplement de la vente à l’emporter comme dans une boulangerie tout à fait classique.



Des pains mais aussi croissants natures, aux amandes ou chocolat comme l’on peut observer dans la vitrine,



Exposé à l’intérieur, les pains sont fabriqués quotidiennement, dans leur propre atelier (le collage, la division, la fermentation et la boulangerie). Comme l’indique leur site, les méthodes de fermentation sont lentes, à la fois pour le pain et les pâtisseries avec un minimum de 15 heures de fermentation. Les farines utilisées sont principalement moulues à la pierre, en préservant les propriétés nutritionnelles et organoleptiques du grain. Les ferments liquides ou solides sont préparés par eux-mêmes. Des pains de seigle, à l’épeautre et multicéréales.




Vente également de farines de chez Josep Mestre, de lait et d’œufs.


Baguettes, pain toast et plein de petits pains individuels pour des sandwichs.





Le plus étonnant c’est de trouver un calendrier qui vous indiquera quel pain peu-être trouvé quel jour. Certains sont quotidiens et d’autres seulement quelques jours par semaine,


Pains de grande qualité avec une variété très large, des pâtisseries ou plutôt des « petites pièces » inspirées par la France, une superbe adresse dans Poble Sec.