jeudi 31 mars 2016

El Rinconcillo, Séville



Impossible de ne pas passer dans le bar ou la bodega la plus connue de Séville. Une bodega absolument classique et qui fut créée en 1670 dont la réputation est un peu chahutée car selon certains, on s’endormirait sur ses lauriers...Néanmoins il faut absolument visiter ce lieu qui a plus de 345 années d’histoire.  Peut-être pas pour un repas au restaurant mais en tout cas aller au bar prendre quelques boissons et tapas assortis. Evidement on paiera le cadre mais on n’a rien sans rien et c’est sans aucun regret que je suis venu ici et ai passé un excellent moment.

Une taverne et restaurant dans le centre reconnaissable a un coin de rue avec des azulejos sur les murs extérieurs et des encadrements dans les tons couleur bordeaux. Quelques fenêtres à travers lesquelles vous pourrez guigner à l’intérieur.


Un cadre comme on pourrait se l’imagine, à savoir traditionnel, ancien et où probablement rien n’a changé depuis un certain temps. Plafond lustrés, murs d’azulejos, poteries locales et chandelier au plafond. De nombreuses tables ou tonneaux autour desquels on se tient après avoir passé au bar.




Au-dessus de ce bar une série de jambons pendent et qui ne demandent qu’à être consommés mais il faut se rappeler que cela reste un produit de luxe et comme précédemment dit, les tarifs sont plutôt élevés.


Au fond de cette première salle, le restaurant avec son charme typiquement andalou où vous trouverez une cuisine parfaitement alignée avec l’endroit. A vous de savoir si vous souhaitez manger une cuisine classique ou non.


Mais le plus bel endroit selon moi restera autour du bar et spécifiquement la partie gauche qui est probablement difficilement accessible car comme on peut se l’imaginer il y a toujours foule. Trouvez un coin devant le comptoir de bois et passez votre commande. Ici on ne paie pas directement mais une ardoise est tenue avec les montants inscrits à la craie devant vous. La carte ou plutôt les suggestions du jour en tapas traditionnels est pendue sur le meuble en bois qui donne l’impression d’être de vieux tonneaux reconvertis.


Ici grosse consommation de bière comme partout ailleurs mais aussi une sélection de vins de jerez. Depuis le coin gauche vous pourrez observer la clientèle en train de manger quelques tapas.


Ce fameux coin à gauche se différencie par le fait que le mur ressemble à une bibliothèque mais ici non pas avec des livres mais des bouteilles. On y verra aussi des saucissons pendre et les jambons prêts à la découpe au-dessus d’une petite table pour dresser les assiettes. Ces jambons un peu noirs auront été en quelques sorte nettoyés et débarrassés de la graisse superflue.




Cette pièce possède un charme certain avec tous côtés recouverts de meubles qui contiennent diverses bouteilles d’alcools.


Pour commencer cela sera des vins de jerez de type amontillado ayant donc un fort goût d’oxydation qui seront toujours parmi mes préférés dans ce type de vin.


Ne manquez pas d’observer la préparation des assiettes de charcuteries qui sont disposées sur un coin du bar et une table en marbre.


Parfois le barman préparera également quelques assiettes de fromages sur le même plan de travail.



La découpe du jambon de bellota est aussi un art et seul un expert aura une telle dextérité, coupant très finement les tranches.



Nous prendrons donc une assiette mixte de fromage mais pour la charcuterie plutôt du lomo qui est du filet mignon de porc entouré de paprika.


Puis des anchois frits absolument délicieux que l’on mange entièrement à la main.


On enchainera avec d’autres vins de jerez, resterons probablement une heure dans cette ambiance un peu survoltée. Un très bel endroit où l’on se doit de prendre peut-être en début de soirée une collation avant d’aller ailleurs.

mercredi 30 mars 2016

La Brunilda, Séville



Il existe vraiment de très jolies a tables à tapas à Séville qui en réalité sont plutôt des petits restaurants qui servent des plats à se partager. « La Brunilda » est l’un des autres établissements de la ville qui sert quelque chose d’un peu plus original et soigné. C’est d’ailleurs pourquoi il faudra attendre bien une heure si vous n’avez pas fait de réservation comme ce fut mon cas. Que cela ne tienne, vous pourrez toujours patienter avec une « cana » ou un verre de vin dans la rue. Il y a toujours une étagère contre le mur où l’on peut déposer son verre et même un banc pour s’asseoir.




Un intérieur à nouveau agréablement agencé tout à fait dans l’esprit actuel axé sur la convivialité, les tables en bois et le bar toujours central. Murs de pierres, lumière douce et une ambiance décontractée pour ce début d’après-midi.






Sur l’un des murs une ardoise avec les soi-disant tapas classés par genre, « terre », « mer » et les accompagnements. Des plats plutôt méditerranéens que purs espagnols, tout à l’ait très frais et cuisiné à partir des produits du marché.


Pour commencer une salade verte aux betteraves, fromage de chèvre et chips d’ail. Un bol de mâche très fraiche avec le fromage, quelques tomates séchées ainsi que les autres éléments. Simple mais bien préparé avec une agréable vinaigrette.


Joli plat de poisson avec la dorade et sa ratatouille, sauce crème au fromage. Le poisson est rapidement grillé, déposés sur le mélange de légumes bien parfumés, quelques petits pois et la sauce au goût plutôt discret. Une assiette tout à fait gourmande.


Ensuite une excellente épaule de porc ibérique grillée avec des patates douces caramélisées, fromage Idiazabal et pistaches. La viande est très tendre, les patates fondantes, le fromage est plutôt une sauce crémeuse. C’est encore un plat parfaitement réalisé.


Et pour terminer, un foie gras poêlé aux poires au vin et brioche épicée. Lui aussi cuit avec précision et classiquement accompagné du fruit poché. Peut-être pas espagnol mais un plat maitrisé.


Avec ce repas une bouteille de Pazo Senorans, Albarino 2015 du Rio Baixas, vin plaisant mais qui ne me laissera pas de souvenir particulier.


Une autre belle table avec une cuisine simple mais réalisée avec de bons produits, des cuissons maitrisées, une ambiance fort agréable, un endroit idéal pour un déjeuner.

mardi 29 mars 2016

Los Artesanos, Séville



On ne peut tout de même pas passer sous silence la sucrerie ou pâtisserie selon les gens appelée « churros ».  Chauds, sucrés, avec une texture de pain, qui n’aime pas ces churros ? Au petit déjeuner, déjeuner ou diner, ces sucreries sont un vrai plaisir. Certains sont simplement trempés dans le chocolat mais il existe plusieurs variations comme ceux servi avec de la crème de citron nappé d’une merengue grillé ou encore servi avec de la crème de pistache et de la confiture de framboise, pour ne citer que quelques exemples.
 
Une base de beurre, sel, farine, sucre et œufs, une douille cannelée, puis on les jette dans l’huile bouillante de 180 degrés au maximum. 

C’est sur le bord de la rivière que vous trouverez la chocolaterie « Los Artesanos », une échoppe ambulante en plein air qui est presque une usine à ciel ouvert ! Une grande tente, toutes les machines nécessaires et en photos toutes les variations que l’on propose ici.




Par chance, le « churroman » était en train de pétrir la pâte évidement en grosse quantité.





Ici vous en trouverez même farcis au chocolat. Probablement un ustensile qui permet de créer des tuyaux cannelés.


Ou encore sur le même modèle mais avec de la crème vanille.


Un autre qui ressemblait plutôt à une saucisse… qui probablement se découpe selon la longueur que l’on souhaite.


A ne pas manquer si vous appréciez ce type de friture et souhaitez découvrir une version artisanale.